SAGESSE DE L'INDE

Textes inspirants

“Chaque être humain est un individu unique, plein de particularités et de bizarreries. Ce que vous possédez de plus précieux, votre vie, est la vôtre et seulement la vôtre, différente de celle de tout autre être humain, passé, présent ou à venir. Chaque humain est une manifestation unique de la Mère Nature, l’Energie Créatrice de l’univers. Chacun possède en lui un fragment de l’Ame Universelle.
Le message des Vedas est que chacun de nous doit trouver son propre chemin pour une vie vécue pleinement, simplement en faisant de notre mieux pour pouvoir payer la Nature en retour de ce que nous lui devons pour nous avoir donné la vie.
L’Univers a besoin que vous ajoutiez votre obole à la vaste tapisserie que nous appelons la civilisation humaine. Vous ne pouvez donner votre pleine contribution à la vie que si vous êtes en bonne santé, et seule la santé vous rend capable en retour de jouir pleinement de la vie.”

– Dr. Robert E. Svoboda – Prakriti

« L’homme veut toujours avoir : de l’argent, des objets, des pouvoirs…Même dans l’amour il veut posséder l’autre. Ainsi apparaissent les conflits. L’égo veut pour lui même, pour se grandir. Mais dès qu’il possède quelque chose, il doit se battre pour le défendre. Car, en vérité tout appartenant la totalité, vouloir prendre pour soi, c’est déclarer la guerre ; vouloir posséder engendre beaucoup de souffrances. Nous pouvons utiliser les choses, non les posséder. Même notre corps ne nous appartient pas : à notre mort, il retourne au cosmos. Bien souvent, dans façon de donner, il nous arrive de calculer : « plus ou moins…j’aurai des honneurs…j’irai au paradis… ». Le vrai don ouvre et unifie avec la totalité. Sans idée de profit, le plus grand don se fait sans attendre de retour, en oubliant à qui l’on donne, qui donne et ce que l’on donne. On peut aussi donner à autrui un sentiment de sécurité, de confiance, de soulagement par la parole, par un sourire ou même par le seul regard. À l’inverse de prendre, donner élève, et cette grandeur s’étend à tout l’univers.

La terre et le ciel donnent. L’air, l’eau, les plantes, les animaux, les êtres humains, tous se font réciproquement des dons. Nous vivons dans une interrelation de dons. Il est sans importance que quelqu’un soit reconnaissant ou non »

– Kodo Sawaki

 

SANKALPA

Sankalpa est plus qu’un voeu. Il est une vibration, un grain qui s’épanouira tout au long de l’année à condition de le nourrir. Répéter ce mot, laisser le résonner dans tout votre intérieur, il devient alors un mantra. Vous êtes comme le jardinier de votre propre jardin, plus vous le cultivez avec amour et y impulsez toute votre énergie, plus les fruits y seront gorgés de nectar.
Sankalpa devient alors une offrande, une méditation, une transformation.

SANKALPA signifie en langue sanskrite « souhait, résolution positive, voeu ». 
Inspirez et expirer vers le ciel et la terre. Les mains proches du coeur, prenez un moment pour honorer LA PRÉSENCE de ce qui vous entoure. SANKALPA est né de l’envie de partager, de se laisser inspirer, de se nourrir de toute cette conscience & cette gratitude. Corps, Esprit, Âme.

Sankalpa devient alors une offrande, une prière, une méditation, une transformation.
“Lorsque vous êtes inspiré par un grand but, un projet extraordinaire, toutes vos pensées brisent leurs liens: votre esprit transcende ses limites, votre conscience s’étend dans toutes les directions, et vous vous trouvez dans un nouveau monde merveilleux et grandiose. Les forces, les facultés, et les talents qui dormaient en vous s’éveillent, et vous découvrez que vous êtes un être infiniment supérieur à celui que vous avez rêvé d’être un jour.”

– Patanjali

« La civilisation actuelle fait décroître le ressort que possède chaque être, en créant un mode de vie artificiel, des aliments chimiques, des habitations surchauffées, des vêtements synthétiques, des moyens de déplacement qui ne demandent plus aucun effort. Tous ces artifices entravent l’évolution de l’homme et le font régresser de l’activité à la passivité. La véritable aide spirituelle est de communiquer aux autres l’élan vital. En fait, le cosmos entier est rempli de cette force, et notre propre existence n’est qu’une vague dans celui-ci. KI ou PRANA est la manifestation de l’énergie universelle. Il met en mouvement, propulse. Il fait couler le sang dans nos veines, stimule les influx nerveux, régénère nos cellules et crée le mouvement vital. Un ki ou PRANA fort rend la vie intense.
Depuis toujours la science recherche l’origine de la vie. En vain, car la plupart des scientifiques ne peuvent pas croire en l’esprit. L’homme est sans cesse arrêté par de nombreux obstacles et de multiples résistances mentales. Cela s’exprime tout au long de son existence par de profondes souffrances qui ne peuvent être résolues ni par la science, ni par la technique. l’esprit est la source de la vie.
La dispersion, l’agitation mentale, le désordre des pensées, l’anxiété fait perdre le Ki ou le PRANA. L’homme doit retrouver cette force fondamentale, car la destinée de l’humanité est d’accomplir sa fonction cosmique. Comment ? Mettre son énergie vitale dans une seule action à la fois. »

– Kodo Sawaki

« La Génèse du Surhomme » – Satprem

« Nous ne sommes pas à la fin d’une civilisation. Nous sommes au Temps de l’Homme qui va naître » – Satprem

« Parce que la Vérité est simple, c’est la plus simple chose au monde, c’est pourquoi nous ne la voyons pas. Il n’y a qu’une Chose au monde, et pas deux, comme les physiciens, les mathématiciens ont commencé de le percevoir, et comme l’enfant qui sourit à la vague le sait bien, sur une grande plage où la même écume semble rouler du fond des temps, et rejoindre un grand rythme qui monte d’une Vieille mémoire, qui fond les jours et les peines dans une unique histoire, si vieille qu’elle est comme une présence inaltérable,
Si vaste qu’elle accroche même son immensité à l’aile d’une mouette. Et tout est contenu dans une seconde, la totalité des âges et des âmes, dans un simple point qui brille un instant sur la folle écume.
Mais ce point là, nous l’avons perdu, et ce sourire, et cette seconde qui chante. Alors, nous avons voulu reconstruire cette Unité par une somme : 1+1+1…
Comme nos ordinateurs, comme si la collection de tous les savoirs possibles sur tous les points possibles finirait par nous rendre la note juste, l’unique note qui fait chanter, mouvoir les mondes, et le coeur d’un enfant oublié.
Cette simplicité, nous avons voulu la manufacturer pour toutes le bourses, et plus nos boutons savants se multipliaient, simplifiaient la vie, plus l’oiseau s’envolait, et le sourire, même la belle écume est polluée par nos calculs.
Nous ne savons même pas très bien si nos corps nous appartiennent – elle a tout mangé, la belle Machine.
Or, cette unique Chose est aussi l’unique Pouvoir, parce que ce qui brille en un point, brille aussi dans tous les autres points : ceci étant saisi, tout le reste est saisi, il n’y a qu’un Pouvoir au monde et pas deux.
Même un enfant saisit cela très bien : il est roi, il est invulnérable.
Mais l’enfant grandit, il oublie.
Et les hommes ont grandi,les nations, les civilisations, chacune cherchant à sa façon le Grand Secret, le simple secret – par les armes, les conquêtes, par la méditation, la magie, par la beauté, la religion ou la science.
Et à vrai dire, nous ne savons pas très bien qui est le plus avancé, de l’ouvrier de l’Acropole, du mage de Thèbes ou de l’astronaute de Cap Kennedy, ni même du moine de Cîteaux, parce que les uns ont rejeté la vie pour la comprendre, les autres l’ont prise sans la comprendre, d’autres ont laissé une trace de beauté, et d’autres une traînée blanche dans un ciel pareil – nous sommes les derniers sur la liste, c’est tout.
Et notre magie, nous ne la tenons pas encore. Le point, le tout petit point puissant, est toujours là sur la plage du grand monde, il brille pour qui veut, tel qu’il était quand nous n’étions pas encore hommes sous les étoiles.

Pourtant, le Secret, d’autres l’ont touché : les Grecs l’avaient peut être, les Égyptiens aussi et certainement les Rishi des temps védiques.
Mais il en est des secrets comme des fleurs sur le bel arbre, ils ont leur saison, leur obscure poussée, leur éclosion soudaine.
Pour toute chose, il est un « moment », même pour la conjonction des astres sur nos têtes et le passage du cormoran sur le rocher blanchi d’écume, peut être même pour cette écume un instant jaillie au rythme de la vague, et tout se meut selon un rite unique.
Et de même pour l’homme. Un secret, c’est-à-dire une connaissance, c’est-à-dire un pouvoir, a son temps organique, et une petite cellule isolée, plus évoluée que d’autres, ne peut pas incarner le pouvoir de sa connaissance, c’est-à-dire changer le monde, accélérer la floraison du grand arbre, à moins que tout le reste du terrain évolutif ne soit prêt.
Et le temps est venu.
[…]
Mais puisque le corps terrestre est unique, le remède est unique, comme la Vérité, et un seul point transmué, transmuera tous les autres.
Or, ce point là, il ne se trouve dans aucune de nos lois à améliorer, aucun de nos systèmes, de nos sciences, nos religions, nos écoles, nos « ismes » de toutes les couleurs et les odeurs – tout cela fait partie de la vieille Mécanique, il n’est pas un seul boulon à resserrer nulle part ni à ajouter ni à améliorer, nous sommes au grand complet de la suffocation.
Et ce point là, il n’est pas même dans notre intelligence – c’est elle qui a combiné toute la Mécanique – ni même dans une amélioration de l’Humain, qui serait encore une glorification de ses faiblesses et de ses grandeurs passées.
« L’imperfection de l’homme n’est pas le dernier mot de la Nature », disait Sri Aurobindo, « mais sa perfection non plus n’est pas le dernier pic de l’Esprit. » Il est dans un avenir encore inconcevable pour notre intelligence mais qui pousse au coeur de l’être, comme la fleur du flamboyant quand toutes les feuilles sont tombées. » – Satprem

« Tant que nous ne nous engageons pas, le doute règne, la possibilité de se rétracter demeure et l’inefficacité prévaut toujours. En ce qui concerne tous les actes d’initiative et de créativité, il est une vérité élémentaire dont l’ignorance a des incidences innombrables et fait avorter des projets splendides. Dès le moment où l’on s’engage pleinement, la providence se met également en marche. Pour nous aider, se mettent en œuvre toutes sortes de choses qui sinon n’auraient jamais eu lieu. Tout un enchaînement d’événements, de situations et de décisions créé en notre faveur toutes sortes d’incidents imprévus, de rencontres et d’aides matérielles Que nous n’aurions jamais rêvé de rencontrer sur notre chemin… Tout ce que tu peux faire ou rêver de faire, tu peux l’entreprendre. L’audace renferme en soi génie, pouvoir et magie! » – Goethe

 

Apprendre à écouter…

« Quand je te demande de m’écouter et que tu commences à me donner des conseils, je ne me sens pas entendu.
Quand je te demande de m’écouter et que tu me poses des questions, quand tu argumentes quand tu tentes de m’expliquer ce que je ressens ou ne devrais pas ressentir, je me sens agressé.
Quand je te demande de m’écouter et que tu t’empares de ce que je dis pour tenter de résoudre ce que tu crois être mon problème, aussi étrange que cela puisse paraître, je me sens parfois encore plus en perdition.
Si tu veux faire pour moi, tu contribues à ma peur, tu accentues mon inadéquation et peut-être renforces-tu ma dépendance.
Quand je te demande ton écoute, je te demande d’être là, au présent, dans cet instant si fragile où je me cherche dans une parole parfois maladroite, inquiétante, injuste ou chaotique. J’ai besoin de ton oreille, de ta tolérance, de ta patience pour me dire au plus difficile comme au plus léger.
Oui simplement m’écouter… sans excusation, ni accusation, sans dépossession de ma parole, sans tentative d’appropriation de ce que je te dis.
Écoute, écoute-moi quelquefois !
Tout ce que je te demande, c’est de m’écouter. Au plus proche de moi.

Simplement accueillir ce que je tente de te dire, ce que j’essaie de me dire, car c’est cela le plus difficile.
Ne m’interromps pas dans mon murmure, n’aie pas peur de mes tâtonnements ou de mes imprécations. Mes contradictions comme mes accusations, aussi injustes soient-elles, sont importantes pour moi. Je ne me sers pas de toi, mais c’est vrai, j’ai besoin de toi à ce moment-là.
Par ton écoute, je tente de dire ma différence, j’essaie de me faire entendre surtout de moi-même. J’accède ainsi à une parole propre, à une parole mienne, celle dont j’ai été longtemps dépossédé.

Oh non ! Je n’ai pas besoin de conseils ou de rassurances dans ces moments-là! Je peux agir par moi-même et aussi me tromper. Je ne suis pas impuissant, parfois démuni, découragé, hésitant, pas toujours impotent.
Quand je me sens écouté, je peux enfin m’entendre.
Quand je me sens écouté, je peux entrer en reliance. Établir des ponts, des passerelles, certes incertains et fragiles entre mon histoire et mes histoires, mais j’avance.
Je peux relier des événements, articuler entre elles des situations, donner du sens à des rencontres ou simplement accepter mes émotions.
Dans la trame de mes interrogations, tisser ainsi l’écoute de ma vie. Oui, ton écoute peut être passionnante
S’il te plaît écoute et entends-moi.
Et, si tu veux parler à ton tour, attends juste un instant, que je puisse terminer et je t’écouterai à mon tour, mieux, surtout si je me suis senti entendu dans cet espace de moi plus ouvert à toi. »

– Jacques Salomé

Rire souvent et de bon cœur
Gagner le respect des gens intelligents
Et l’affection des enfants
Mériter l’appréciation de critiques sincères
Et supporter la trahison d’amis déloyaux
Apprécier la beauté
Découvrir le meilleur chez les autres.
Améliorer un tantinet le monde
Que ce soit par un enfant en bonne santé,
Un coin à jardiner,
Ou une situation sociale rétablie,
Savoir qu’une vie, une seule a pu retrouver un second souffle
Grâce à vous.
Voilà ce que réussir veut dire.

Swami Satyananda

Quand nous aurons dépassé les savoirs,
Alors nous aurons la connaissance.
La raison fut une aide. La raison est l’entrave.
Transforme la raison en une intuition ordonnée.
Que tout en toi soit lumière
Tel est ton but.
Quand nous aurons dépassé les velléités,
Alors nous aurons le pouvoir.
L’effort fut une aide. L’effort est l’entrave.
Transforme ton effort en un flot régulier de force d’âme.
Que tout en toi soit force consciente
Tel est ton but.
Quand nous aurons dépassé les jouissances,
Alors nous aurons la béatitude.
Le désir fut une aide. Le désir est l’entrave.
Transforme la jouissance en une extase continue et sans objet.
Que tout en toi soit félicité
Tel est ton but.
Quand nous aurons dépassé l’individualisme,
Alors nous serons des personnes réelles.
L’ego fut une aide. L’ego est l’entrave.
Transforme l’individu divisé en la personnalité universelle.
Tel est ton but.

Sri aurobindo

Dans un monastère perdu au milieu des montagnes du Japon, un disciple assoiffé d'absolu vient trouver un maître zen.

-Maître très éclairé, apprenez-moi la Délivrance !

-La Délivrance ? Mon fils, qui donc vous a enchainé ?

Surpris, le candidat à l'initiation est bien obligé de reconnaître, après quelques minutes de profonde réflexion, qu'à sa connaissance, personne ne l'a enchaîné. Et le maître de lui dire:
"Puisque personne ne vous a enchaîné, de quelles chaînes, et de qui voudriez-vous être délivré ? Marchez à votre guise, et prenez garde de ne pas vous forger des chaînes imaginaires, ce sont les plus solides ! "

Le traditionnel "Gardien du seuil" appartient à ce domaine de l'Imaginaire, fort réel pour qui veut y croire. Les maîtres et grands initiateurs en tous genres pullulant plus que jamais dans notre époque déboussolée, aiment se référer à ce Seuil qu'il faudrait franchir, pour être un "initié". Ah ! Comme ce serait facile s'il suffisait d'une formule murmurée à l'oreille, dans le secret d'une cérémonie initiatique, pour renverser le Gardien du seuil, en participant désormais à part entière à cette fabuleuse aventure qu'est la Vie universelle, où vie et mort ne sont que les deux inséparables faces d'une même pièce.

On pourrait écrire, et l'on a écrit, des bibliothèques entières sur ce sujet inépuisable, fascinant et toujours terriblement actuel qu'est le Gardien du seuil, depuis les Chérubins gardant avec leur épée de feu le Jardin du paradis, aux dragons des contes de fées et de l'alchimie. Le Dragon est le Gardien du trésor. Celui-ci se trouve enfoui au fond d'une caverne laquelle symbolise des forces à la fois telluriques et psychiques qu'il faut connaître et vaincre. Le trésor caché représente la Vie intérieure, les monstres ou dragons qui gardent ce trésor ne sont en définitive que les images de nos désirs et de nos passions qui nous empêchent d'y accéder...

Le Dragon demeure latent en chaque être, comme endormi et toujours prêt à se réveiller si l'on manque de vigilance. Auquel cas le Dragon renaît et ses forces détruisent et dévorent celui qui les affronte sans être suffisamment préparé, car c'est là son rôle de Gardien des secrets du divin.

Une ancienne légende hindoue raconte qu’il y a très longtemps, les hommes étaient des dieux. Mais, ils abusèrent tellement de leur divinité que Brahma, le dieu créateur de l’univers, décida de leur enlever leur pouvoir divin en cachant leur véritable nature divine en un endroit où il leur serait impossible de le retrouver…
Brahma convoqua alors les dieux mineurs à un conseil pour résoudre le problème. Les dieux mineurs dirent : “Enterrons la divinité de l’homme profondément dans la terre”.
Mais Brahma répondit : “Non, cela ne suffit pas, car un jour l’homme creusera et la trouvera”.
Alors les dieux mineurs dirent encore : “Dans ce cas, jetons la divinité de l’homme au plus profond de l’océan”.
Mais Brahma dit à nouveau : “Non, car un jour, l’homme explorera les profondeurs de tous les océans, et il est certain qu’il la retrouvera”.
Alors les dieux mineurs conclurent : “Nous ne savons pas où cacher la véritable nature de l’homme, car il ne semble pas exister sur terre ou dans la mer d’endroit que l’homme ne puisse atteindre un jour”.
Alors Brahma dit : “Voici de ce que nous ferons de la véritable nature de l’homme : nous la cacherons au plus profond de lui-même, car c’est le seul endroit où il ne pensera jamais à aller chercher”.
Depuis ce temps-là, conclut la légende, l’homme a fait le tour de la terre, il a exploré, escaladé, plongé et creusé, à la recherche de ce qui se trouve en lui…

Deux moines, l’un jeune, l’autre vieux, robes safran, crânes rasés, sandales aux pieds nus, rentrent en leur couvent un beau soir d’été.
« Notre journée a été longue et fatigante, frère Ushi, dit le plus jeune, mais nous avons bien honoré Bouddha, et récolté en mendiant notre content de riz et de pièces de cuivre. Le maître nous félicitera certainement ! »
« Oui…, fait distraitement le moine plus âgé, et il ajoute avec bonté : ne soyez pas inquiet, frère Toshibu, le maître apprécie votre zèle. »
Les saints hommes poursuivent leur voyage en silence. Soudain, au détour du chemin, une rivière barre la route. Sur le bas-côté, une jeune femme séduisante aux vêtements coûteux est assise sur une grosse pierre, et semble attendre du secours. Ni barque, ni passeur.
Le moins plus âgé, avec simplicité, prend la femme dans ses bras et lui fait traverser la rivière sans qu’elle se mouille le bout des souliers. La délicieuse créature le remercie d’un sourire et s’en va. Les deux moines continuent leur chemin. Long silence. Brusquement, n’y tenant plus, le jeune moine s’écrie : « Frère Ushi ! Ne savez-vous pas que la règle nous interdit strictement tout contact et tout commerce avec les femmes ! ».
Le vieux moine poursuivit son chemin sans répondre.
« Frère Ushi ! dit le jeune moine, qui s’échauffe, comment avez-vous pu porter dans vos bras une femme belle et parfumée, et lui faire traverser la rivière ? »
« Frère Toshibu, dit le vieux moine. Serait-ce que vous sentez encore le poids de cette femme ? Il y a pourtant longtemps que nous l’avons laissée derrière nous ! »

Il était une fois, il y a bien longtemps, dans une province du lointain royaume de Chine, un peintre qui savait dessiner d’un seul trait de pinceau, nénuphars, oiseaux, forêts, rochers, vagues et nuages. Son génie était si grand que sa renommée s’étendit bien vite au-delà de son village, dépassant les frontières de sa province, pour parvenir un jour enfin aux oreilles de l’empereur. Celui-ci le fit mander en son palais.
-On dit que tu es le meilleur peintre de mon empire et je veux m ‘en assurer. Je t’ordonne donc de me peindre un cygne, que jamais des yeux n’aient vu plus beau cygne en ce monde ; et je ferai de toi l’homme le plus riche du pays. Combien de temps te faudra-t-il ? -Dix ans mon seigneur
-Dix ans pour un cygne ?
-Dix ans … pour un beau cygne, mon seigneur
-Bien, dit l’empereur impassible, j’accepte et je viendrai moi-même le chercher dans dix ans, jour pour jour.
Les années passèrent. A la date prévue, l’empereur se présenta, entouré de notables, dans la modeste maison du peintre.
-Je viens chercher mon cygne. Où est-il ?
-Je vous attendais mon seigneur, répondit l’artiste.
Et il alla chercher une grande feuille de papier de riz, toute blanche. Il trempa son pinceau dans l’encre spécialement préparée, et devant l’assistance ébahie, il dessina d’un seul trait l’oiseau promis au Maître des Maîtres dix années auparavant.
-C’est le plus beau cygne que j’ai vu de ma vie, dit l’empereur ravi par tant de finesse et de splendeur, je te félicite et te remercie. Ta femme et tes enfants pourront vivre riches jusqu’à la fin de leurs jours. Je leur offre devant témoins, un palais, un lac, des bois et des champs. Mais toi, grand artiste, tu n’en jouiras point car je te ferai couper la tête pour t’être moqué de moi. Le peintre se laissa enchaîner sans mot dire, devant sa famille en larmes. L’empereur et sa suite s’apprêtaient à repartir quand l’un de ses fils, prince de sang, lui cria d’une autre pièce où son insatiable curiosité l’avait attiré :
-Père, père, venez voir! 
L’empereur traversa la salle à manger et rejoignit son fils dans l’atelier de l’artiste. Par terre, sur les tables, accrochées aux murs, partout, des monceaux, des liasses de feuilles de papier de riz, avec des milliers, des millions de cygnes dessinés. Le peintre consciencieux s’était exercé pendant dix années, jour et nuit, pour être capable de créer devant les yeux de son empereur une œuvre digne de lui…

Une grande montagne couvre de son ombre un petit village. Privés de soleil, les enfants sont rachitiques. Un beau jour, les habitants voient le plus ancien d’entre eux de diriger vers les abords du village, une cuillère en céramique dans les mains.
- Où vas-tu ? lui demandent-ils.
- Je vais à la montagne.
- Pour quoi faire ?
- Pour la déplacer.
- Avec quoi ?
- Avec cette cuillère.
- Tu es fou ! Tu ne pourras jamais !
- Je ne suis pas fou : je sais que je ne pourrai jamais, mais il faut bien que quelqu’un commence.

Au pied des Himalayas, un village abritait un sage connu aux alentours.
On lui attribuait le fait de ne jamais se tromper aux questions qui lui étaient posées.

Deux jeunes gens se mirent en quête de le piéger par le stratagème suivant.
L’un d’eux dit à l’autre :
"Voilà ce que nous allons faire ! Nous allons prendre un petit oiseau et le mettre au creux de notre main sans que rien ne dépasse.
Nous irons voir l’ermite et lui demanderons si l’oiseau que l’on tient dans notre main est vivant ou bien mort. Si notre sage répond qu’il est vivant, nous serrerons fort le poing et tuerons l’oiseau. Ainsi, lorsqu’on ouvrira la paume, le sage aura perdu. Et s’il répond que l’oiseau est mort, nous relâcherons notre prise et l’oiseau s’envolera. Il sera toujours perdant. Qu’en penses-tu ? "

" Ma foi, dit l’autre compère, voilà un bon piège, allons-y !"

Ils se présentent ainsi devant le maître avec arrogance.
"Et bien, Sage, dit l’initiateur de la farce, nous avons une question à te poser. Acceptes-tu d’y répondre ? "
Le sage acquiesce avec sourire.
"Dans ma main il y a un oiseau, dit le jeune homme. A ton avis, est-il mort ou est-il vivant ?"
Le sage sourit toujours avec complaisance et répond :
"Cela dépend de vous, jeunes gens !
Si vous voulez qu’il soit mort, serrez votre poing. Si vous voulez qu’il soit vivant, lâchez-le. C’est vous même qui avez la réponse, la réponse est dans votre main... La réponse à toutes les questions que vous posez est en vous ! "

Une vieille dame chinoise possédait deux grands pots, chacun suspendu au bout d’une perche qu’elle transportait, appuyée derrière son cou.
Un des pots était fêlé, alors que l’autre pot était en parfait état et rapportait toujours sa pleine ration d’eau. À la fin de la longue marche du ruisseau vers la maison, le pot fêlé lui n’était plus qu’à moitié rempli d’eau. Tout ceci se déroula quotidiennement pendant deux années complètes, alors que la vieille dame ne rapportait chez elle qu’un pot et demi d’eau.
Bien sûr, le pot intact était très fier de ses accomplissements. Mais le pauvre pot fêlé lui avait honte de ses propres imperfections, et se sentait triste, car il ne pouvait faire que la moitié du travail pour lequel il avait été créé. Après deux années de ce qu’il percevait comme un échec, il s’adressa un jour à la vieille dame, alors qu’ils étaient près du ruisseau
« J’ai honte de moi-même, parce que la fêlure sur mon côté laisse l’eau s’échapper tout le long du chemin lors du retour vers la maison. »
La vieille dame sourit :
« As-tu remarqué qu’il y a des fleurs sur ton côté du chemin, et qu’il n’y en a pas de l’autre côté ? J’ai toujours su à propos de ta fêlure, donc j’ai semé des graines de fleurs de ton côté du chemin, et chaque jour, lors du retour à la maison, tu les arrosais. Pendant deux ans, j’ai pu ainsi cueillir de superbes fleurs pour décorer la table. Sans toi, étant simplement tel que tu es, il n’aurait pu y avoir cette beauté pour agrémenter la nature et la maison. »
Chacun de nous, avons nos propres manques, nos propres fêlures. Mais ce sont chacune de ces fêlures et chacun de ces manques qui rendent nos vies si intéressantes et enrichissantes…

Dans un lointain pays vivait un vieil homme très sage. Il venait chaque jour s’asseoir sur un vieux banc de pierre, à l’entrée de la ville. Il aimait regarder passer les gens : les marchands qui partaient pour de lointains voyages, les paysans qui venaient vendre leurs produits au marché, les voyageurs qui arrivaient de loin. Il veillait aussi sur ses petits-enfants qui jouaient au pied des murailles.

Ce jour-là, il vit arriver de un voyageur, avec un baluchon, qui l’aborda :

-Dis-moi, vieil homme, toi qui as toujours vécu ici, comment sont les gens qui vivent dans cette cité ?
-D’où viens-tu ? interrogea le vieillard.
-De la ville qui est derrière la montagne.
-Et comment étaient les gens, là-bas ?
-Ils n’étaient pas très intéressants. Je les ai trouvés froids, mesquins et renfermés.
-Ici, les gens te sembleront aussi froids, mesquins et renfermés », dit notre vieux sage.

Et le voyageur, poursuivant son voyage, disparut dans les ruelles de la ville.Un peu plus tard, un autre voyageur engagea la même conversation avec le vieil homme et finit par lui poser la même question. Lorsque le vieillard lui eut demandé comment ils trouvaient les gens de sa ville d’origine, il répondit avec un large sourire : « Ils étaient généreux, aimables et chaleureux.

-Alors, ici, tu trouveras aussi les gens généreux, aimables et chaleureux. »

Et le voyageur disparut dans les ruelles de la ville. A ce moment, un des enfants qui jouaient à proximité s’approcha de son grand-père et, le tirant par la manche, lui dit :

« Tu dis des mensonges, grand-père, ce n’est pas bien. Tu m’as appris à ne pas mentir et tu viens de dire à ce voyageur le contraire de ce que tu as dit à l’autre.

-Réfléchis bien, répondit le grand –père. Moi, lors de ces échanges, je n’ai rien dit. Ce sont eux qui ont affirmé que les choses se passaient ainsi. Je n’ai fait que leur servir de miroir et refléter leur propre façon de vivre et de voir ce qui les entourait. Si tu veux, nous pouvons partir à la recherche de nos deux voyageurs et leur demander leurs premières impressions sur les habitants de cette ville. Mais ce n’est pas nécessaire, car je sais déjà ce que chacun d’eux va nous raconter. Et tu peux le deviner toi aussi. »

Comme un arc-en-ciel
Le bonheur ne se trouve pas avec beaucoup d’effort et de volonté,
Mais réside là, tout près,
Ne t’inquiète pas, il n’y a rien à faire.
Tout ce qui élève dans l’esprit
N’a aucune importance
Parce que n’a aucune réalité.
Ne t’y attache pas. Ne te juge pas.
Laisse le jeu se faire tout seul,
S’élever et retomber, sans rien changer,
Et tout s’évanouit, et recommence à nouveau, sans cesse.
Seule cette recherche du bonheur nous empêche
De le voir.
C’est comme l’arc-en-ciel
Que l’on poursuit sans jamais le rattraper.
Parce qu’il n’existe pas, et a toujours été là,
Et t’accompagne à chaque instant.
Ne crois pas à la réalité des expériences bonnes
Ou mauvaises,
Elles sont comme des arcs-en-ciel.
A vouloir saisir l’insaisissable, on s’épuise en vain.
Dès lors qu’on relâche cette saisie,
L’espace est là, ouvert, hospitalier et confortable.
Alors profites-en. Tout est à toi, déjà. Ne cherche plus.
Ne va pas chercher dans la jungle inextricable
L’éléphant qui est tranquillement à la maison.
Rien à faire.
Rien à forcer.
Rien à vouloir.
Et tout se fait tout seul.

Lama Guendun Rinpoché,

(De la tradition Gampopa du bouddhisme tibétain)

Conseils du Dalaï Lama pour mener votre vie
1. Tenez compte du fait que le grand amour et les grandes réussites impliquent de grands risques.
2. Lorsque vous perdez, ne perdez pas la leçon.
3. Suivez les trois R : Respect de soi-même, Respect des autres, Responsabilité de tous vos actes.
4. Souvenez vous que de ne pas obtenir ce que vous voulez est parfois un merveilleux coup de chance.
5. Apprenez les règles pour savoir comment les transgresser correctement.
6. Ne laissez pas une petite dispute meurtrir une grande amitié.
7. Lorsque vous réalisez que vous avez commis une erreur, prenez immédiatement des mesures pour la corriger.
8. Passez un peu de temps seul chaque jour.
9. Ouvrez vos bras au changement, mais ne laissez pas s'envoler vos valeurs.
10. Rappelez-vous que le silence est parfois la meilleure des réponses.
11. Vivez votre vie d'une façon bonne et honorable. Ainsi, lorsque vous vieillirez et que vous regarderez en arrière, vous en profiterez une deuxième fois.
12. Un foyer aimant est la fondation de votre vie.
13. Dans les désaccords que vous avez avec ceux que vous aimez, ne vous occupez que de la situation actuelle. Ne réveillez pas le passé.
14. Partagez votre savoir. C'est une manière d'atteindre l'immortalité.
15. Soyez tendre avec la terre.
16. Une fois par an, allez quelque part où vous n'êtes jamais allé auparavant.
17. Souvenez-vous que la meilleure des relations est celle dans laquelle l'amour que chacun porte à l'autre dépasse le besoin que vous avez de l'autre.
18. Jugez vos succès d'après ce que vous avez dû sacrifier pour les obtenir.
19. Approchez l'amour et la cuisine avec un abandon insouciant.

Petits poèmes pour la vie quotidienne
Les Gathas de Thich Nhat Hanh sont de petits poèmes dont le but est de nous ramener à la Pleine Conscience de l'instant présent, donner un sens et embellir notre vie quotidienne.

En m’éveillant:
M’éveillant, je souris,
mes 24 heures sont toutes nouvelles,
je fais le vœu de les vivre pleinement
et de poser sur le monde, les êtres et sur moi-même
les yeux de l’amour.

Prenant une douche:
Ni naissance ni mort,
ni avant ,ni après.
Je reçois et transmets
ces merveilleux enseignements.

En ouvrant le robinet:
L’eau descend des hauteurs de la montagne
L’eau monte des profondeurs de la terre
L’eau coule miraculeusement jusqu’à nous.
Ma gratitude envers elle est débordante.

Me lavant les mains:
L’eau coule sur mes mains,
je l’utiliserai avec respect
et reconnaissance
pour préserver notre précieuse planète.

Se regardant dans le miroir:
La pleine conscience est un miroir
qui reflète les quatre éléments.
La vraie beauté vient d’un cœur aimant,
La vraie beauté vient d’un esprit ouvert ;

En me rasant:
Mon visage et mon cœur sont rajeunis.
Une source de paix et de bonheur
jaillit de mon corps tout entier ;

En m’habillant:
(version 1)
Ayant des vêtements à porter pendant les quatre saisons
Je ressens beaucoup de gratitude
Envers les tisserands et les couturiers.
Puissent tous les hommes avoir de quoi se vêtir.

(Version 2)
En m'habillant dans la dimension ultime
J'embellis mon corps et mon environnement.
Ensemble avec la rivière et la montagne,
Nous bâtissons la Terre Pure à notre portée.

Regardant mon assiette avant de manger:
Tous les êtres luttent pour survivre sur cette planète
Que chacun d’entre eux ait suffisamment à manger ;

Commençant à manger:
1ère bouchée : J’essaierai de semer la joie autour de moi
2ème : Je m’efforcerai de soulager la souffrance
3ème : Je me réjouirai du bonheur des autres
4ème : Je pardonnerai les torts qu’on me cause

En allumant une bougie:
En allumant cette bougie,
j’offre la lumière à une infinité de Bouddhas.
Une belle pensée suffit à illuminer
Le monde entier

En prenant le thé:
Cette tasse de thé entre mes mains
est remplie de ma pleine conscience.
Mon corps et mon esprit s’établissent
Dans l’ici et le maintenant.

Laver la vaisselle:
Laver la vaisselle, c’est comme donner un bain à un bébé Bouddha ;
Le profane est le sacré.
L’esprit de tous les jours est l’esprit du Bouddha ;

En m’asseyant:
Assis ici sous l’arbre de la Bodhi,
Mon corps est stable,
Ma pleine conscience inébranlable.

En m’asseyant pour méditer:
Assis calmement,
je sais que la Terre Pure du Bouddha est là
ici et maintenant.
Je laisse Bouddha respirer en moi.

En prenant la posture assise:
Dans la posture du lotus
S’épanouit la fleur de l’humanité.
La fleur d’Udumbara d’autre fois
répand encore son parfum.

Calmant ma respiration:
J’inspire je me calme,
J’expire je souris
Je m’établis dans le moment présent
unique et merveilleux ;

En balayant:
Comme je balaie avec soin
Le sol de l’Eveil,
Un arbre de compréhension
Surgit de terre.

Dans les escaliers:
Montant ou descendant les escaliers,
Mes pas sont doux et légers.
Quand j’entends mes talons claquer,
Je sais que je ne suis pas encore arrivé.

En jardinant:
La Terre me donne la vie,
me nourrit,
puis me reprend avec elle.
La naissance et la mort sont présents dans chaque respiration.
Elles sont aussi incalculables que les grains de sable ;

En coupant une fleur:
Puis-je te cueillir petite fleur
don du ciel et de la terre ?
Merci chère bodhisattva
de rendre la vie si belle.

En allumant la lumière:
L’oubli est ténèbres
La pleine conscience est lumière
La pleine conscience me rend vivant
La pleine conscience éclaire le monde

En ouvrant la fenêtre:
Par la fenêtre je contemple
le corps du Dharma.
Que la vie est merveilleuse !
Attentif à chaque instant,
ma conscience est claire
comme un fleuve tranquille

En marchant:
Quand je marche sur ce Chemin,
Mon cœur est en paix.
Mes pieds embrassent la Terre
Et mes yeux embrassent le Ciel

En me promenant:
L’ esprit se perd en mille et unes pensées, mais je marche en paix sur ce beau chemin ;
A chaque pas souffle un vent léger,
A chaque pas une fleur éclot

A chaque instant du jour:
Penser à rien
Juste être bien
Avec moi-même
Dans ce corps que j’aime

Avant de dormir:
En me reposant dans mon lit,
je souhaite que tous les êtres vivants
soient en sécurité dans leur corps
et en paix dans leur esprit.

 

POESIE, ART, CULTURE, CITATIONS ...

la seule véritable solution est qu'il doit y avoir un changement de cœur. 
Si nous ne sommes pas une partie de la solution, nous sommes une partie du problème. 
Si notre cœur n'est pas purifié, alors comment allons-nous aider à éclairer les autres? 
Par conséquent, nous avons à traiter simultanément avec les réalités extérieures de ce monde et d'essayer d'améliorer les choses, mais il faut aussi savoir que la véritable solution est la purification du cœur, l'unité de l'âme avec Dieu. Donc, la prière ultime est que nous pouvons être un instrument dans les mains de Dieu pour réaliser cette unité et amener cette paix spirituelle.

Notre destin est dans notre bouche

Votre vie est à l’image de votre langage

Pratiquement toute personne qui s’intéresse au yoga, à la psychologie et la philosophie orientale connaît le nom du sage Patanjali et son traité monumental sur le yoga : les « Yoga Sutras ». Mais presque personne ne sait qu’il a également écrit des ouvrages, non moins remarquables, sur le langage et la médecine : « Patanjala-bhasya » et « Charaka ». Patanjala-bhasya, qui complète la grammaire de Panini, enseigne comment parler et construire correctement son langage.

Toute personne cherchant la perfection dans la vie devrait devenir :
- premièrement, un médecin soignant son propre corps ;
- deuxièmement un spécialiste du langage faisant attention à sa propre parole ;
- troisièmement, un philosophe purifiant sa conscience et atteignant la Vérité Absolue.

La vie d’une telle personne ne connaît pas les souffrances physiques, la passivité dans le développement personnel, l’incohérence dans la parole. C’est exactement ce genre de personne que Patanjali appelle un Yogi. Quels que soient le type de yoga ou de pratique spirituelle qu’il suit, tout ce qui a été exposé plus haut le concerne complètement.

La parole possède une très grande force énergétique. Les spécialistes qui ont des capacités extra-sensorielles disent que les personnes qui ont un langage grossier ou insultant, ont une tache noire sur le corps subtil qui peut se transformer en maladie.

La parole est une manifestation du prana

L’Ayurveda enseigne que la parole est une manifestation du prana (énergie vitale). Le prana est le pouvoir de vie, l’énergie universelle. Plus une personne a de prana, plus elle réussit, est charismatique, en bonne santé et harmonieuse. Le prana s’épuise d’abord quand la personne parle, surtout quand elle critique, juge, se plaint ou parle grossièrement.

Les personnes les plus épanouies sont celles qui parlent agréablement et peuvent contrôler leur langage. La Bhagavad Gita dit que l’art de la parole contenue c’est la capacité à dire la vérité avec des mots agréables. Les personnes qui parlent grossièrement occupent les places les plus basses dans toutes les hiérarchies. Cela affecte fortement à la fois l’économie et la vie spirituelle en général. En Orient, toute personne qui ne peut pas contrôler son langage de manière élémentaire, est considérée comme un être très primaire même si elle est professeur en Occident.

Notre destin se détermine par notre langage

Il est important de comprendre que lorsqu’une personne critique quelqu’un, elle prends son karma (bagage psychique) négatif et ses mauvais traits de caractère. C’est ainsi que la loi de cause à effet fonctionne. Nous prenons également les qualités de la personne que nous admirons. C’est pourquoi les Védas invitent à toujours parler de l’énergie Divine et des saints. C’est la voie la plus facile pour acquérir des qualités divines. En d’autres termes, si vous voulez avoir certaines qualités, vous pouvez simplement lire quelque chose concernant une personne sainte qui a ces qualités, ou en discuter avec quelqu’un. Il est connu depuis longtemps que nous obtenons les qualités d’une personne à qui nous pensons et par conséquent, dont nous parlons. C’est pourquoi, même les psychologues occidentaux conseillent de penser et de parler de personnes qui réussissent et sont harmonieuses. Mais plus nous sommes égoïstes et jaloux, plus il nous est difficile de dire du bien de quelqu’un. Nous devons apprendre à ne jamais critiquer.

Celui qui nous critique prend notre mauvais karma et nous donne son bon karma. Les sages ont toujours affirmé que c’était bien d’être critiqué. Comment la parole est-elle liée à notre destin ? Le « Mahabharata » dit que si vous programmez ou envisagez de faire quelque chose, il ne faut le dire à personne. Une fois que vous en avez parlé, la probabilité de réaliser vos projets diminue de 80%, surtout si vous en avez parlé avec une personne jalouse et cupide. Pourquoi les personnes qui parlent peu et avec conscience réalisent-elles plus de choses ? Elles ne perdent pas d’énergie.

Une autre règle simple liée à la parole : si nous avons fait quelque chose de bien à quelqu’un et si nous nous en vantons auprès des autres, alors à ce moment-là, nous perdons le karma positif et tous les fruits de notre ferveur, acquis grâce à notre comportement. Les vantards réussissent peu. C’est pourquoi nous ne devrions jamais claironner nos réalisations, parce qu’à ce moment-là nous perdons tous les bénéfices que nous venons de gagner.

3 règles pour une parole sensée

La première règle pour parler intelligemment est de compter jusqu’à dix avant de faire une remarque. Cela peut sembler impossible en pratique ; dans un premier temps, il vous sera difficile de compter jusqu’à trois. Néanmoins, si vous prenez le temps d’une pause avant de répondre, votre réponse sera plus intelligente. Car la première chose qui nous vient à l’esprit quand on nous critique ou qu’on nous blâme, est de chercher une excuse et de répondre abruptement. C’est pourquoi nous devrions apprendre à réfléchir 5-10 secondes avant de répondre. De plus, cela permet de calmer le surcroît d’intensité émotionnelle. Une personne qui pratique la retenue parle très peu, mais pèse ses pensées.

La deuxième règle est de ne pas aller dans les extrêmes. « Dieu se montre dans les choses ordinaires, et le diable – dans les extrêmes ». On ne devrait pas jurer : « Je serai muet comme une carpe ». Une telle promesse, surtout si vous êtes de nature extravertie, ne peut vous faire que du tort. Si votre nature vous conduit à parler beaucoup, alors faites le de façon à ce que cela soit profitable à ceux qui vous écoutent. Donc, soyez ouverts et aimables et, surtout, vivez consciemment.

La troisième règle importante est d’éviter de se plaindre. Le premier pas vers l’amour est la gratitude. Peu de gens remercient dans ce monde. En général, tout le monde se plaint, que ce soit explicitement ou non. Mais il est important de se rappeler que si nous ne remercions pas, tôt ou tard nous critiquerons, nous nous plaindrons, sans forcément en être conscient. Dès que nous nous plaignons, notre centre énergétique du cœur (Anahata chakra) se bloque. Les plaintes les plus fréquentes concernent la malchance, nos proches, le destin, l’insatisfaction à l’égard de soi-même et du monde. Les plaintes ne s’expriment pas seulement dans les mots, mais tout d’abord, dans les pensées, l’intonation, le style d’expression orale, et l’attitude par rapport à la vie. Chaque situation nous est donnée pour travailler sur nous-mêmes. Moins nous sommes harmonieux, plus nous sommes tendus et plus dures seront nos leçons de vie. Mais dès que nous acceptons la situation, la détente se produit et, par conséquent la solution arrive rapidement. Si on nous donne une épreuve à dépasser, cela signifie que nous pouvons le faire. L’Univers ne donne jamais d’épreuves au-delà de nos capacités. Au lieu de nous plaindre, nous devons prendre l’habitude de remercier.

Extrait du livre de Rami Blekt «Aimer sans conditions pour vivre heureux. Les secrets d’un Maître de la sagesse orientale»

Le choix de l’âme : votre enfant vous a choisi

Plusieurs traditions spirituelles enseignent que l’âme de l’enfant choisit ses parents. Vous vous demandez peut être ce qu’il en est ou vous vous dites que si vous aviez pu choisir vos parents, vous n’auriez surement pas choisi les vôtres !
En fait, il ne s’agit généralement pas d’un choix raisonné, intellectuel comme lorsque l’on choisit quelque chose sur un catalogue mais d’une sorte d’attraction électro magnétique.
Le Docteur Christophe Massin, psychiatre et psychothérapeute, l’exprime ainsi dans son ouvrage « le bébé et l’amour » : « Une conscience non incarnée se sent invinciblement attirée par ce couple de parent, non sous leur forme physique, mais plutôt par l’énergie particulière qui se dégage de chacun d’eux, pour le meilleur et pour le pire »

Cette attraction se fait à partir des vibrations, des émanations émises par les futurs parents et les liens karmiques peuvent jouer un rôle important.Ces liens karmiques nous amènent à retrouver les êtres avec qui nous pouvons avoir des conflits à pacifier ou avec qui nous avons eu une forte relation d’amour pour continuer à nous accompagner, nous soutenir ou accomplir quelque chose ensemble.

L’âme est attirée par des parents dont elle sait qu’ils pourront stimuler l’expression de ses qualités et l’aider à exprimer ce qu’elle est venue vivre et accomplir.

Souvent, l’âme choisit une qualité qu’elle souhaite plus particulièrement venir exprimer et /ou stimuler chez ses parents et son entourage, par exemple la compassion, le lâcher prise, la tolérance, l’amour universel. Chaque membre de notre famille est là pour nous aider à révéler, développer ou transcender un aspect de nous même.

Si un proche nous fait vivre l’abandon par exemple,peut être que nous avons besoin de développer notre autonomie.

Lorsqu’il y a conflit karmique, l’amour qui peut naturellement se développer au sein d’une famille notamment entre parents et enfants offre un terrain particulièrement favorable pour réparer et guérir ces relations.Le but ultime de ces retrouvailles d’âme est de nous ouvrir à l’amour sans aucune limitation, c’est-à-dire de nous aider à nous éveiller, nous s’entraider, nous respecter, nous aimer, sans attente, sans jugement, sans comparaison ni manipulation.La famille comme opportunité de retrouver et de guérir ses blessures karmiques.

Lorsqu’ une âme décide de revenir sur terre, elle rencontre ses Guides afin de définir ses choix d’incarnation, c’est-à-dire les facettes d’elle-même qu’elle souhaite expérimenter et développer, les leçons qu’elle a besoin d’apprendre et ce qu’elle choisit de venir guérir, créer, partager et accomplir dans la vie à venir.Le but premier de toutes les âmes qui s’incarnent est de parfaire leur évolution en apprenant à s’aimer, à reconnaitre et à exprimer pleinement leur lumière et leur essence divine.L’âme définit ce que j’appelle ses « objectifs prioritaires de guérison » par exemple dépasser sa tendance à se rejeter et donc à attirer le rejet, ne plus remettre son pouvoir aux autres, se libérer de la dépendance affective et développer l’amour d’elle-même. Elle choisit aussi la contribution unique qu’elle souhaite apporter à la terre : « son mandat d’incarnation », c’est-à-dire les talents qu’elle souhaite exprimer et offrir à l’humanité pour contribuer à son évolution, par exemple participer à l’élévation du niveau de conscience en enseignant, en guérissant, contribuer à la préserver la nature, créer de la beauté par des œuvres d’art …

Cela se fait à un plan très élevé de conscience et cette décision se prend environ trois mois avant la fécondation.Elle choisit ainsi avec les conseils de ses Guides les parents et l’environnement les plus adaptés aux apprentissages et expériences qu’elle doit réaliser.

Par exemple, Laurence que j’ai guidée dans une régression sur ses choix d’incarnation a compris qu’elle avait choisi des parents de deux religions différentes car un des objectifs majeurs de son âme dans cette incarnation était de développer sa tolérance.Souvent, l’âme choisit un environnement familial et social qui lui assure la rencontre de certaines difficultés qu’elle a à revivre afin de les transcender.Elle choisit les parents qui pourront faire émerger à la fois le meilleur d’elle-même et les parties plus sombres pour qu’elle puisse les conscientiser et s’en libérer.Au-delà des parents, l’âme est attirée par une lignée familiale avec ses forces et ses problématiques, un pays et un contexte historique.

Quelques mots pour mieux comprendre ce processus : Lorsqu’un être termine une incarnation, il revoit la totalité de sa vie pour en faire le bilan. C’est d’ailleurs ce dont témoignent les gens qui vivent des expériences de mort imminentes (NDE ).Il se peut qu’il ai vécu des expériences douloureuses, par exemple d’abandon ou de trahison qu’il va accepter. Dans ce cas, il y a transmutation immédiate de la douleur.

Et puis, il y a des expériences qu’il ne va pas accepter et dont il va tirer des jugements et des interprétations limitatives sur lui-même ou sur la vie. Par exemple, il a vécu une sensation de trahison très importante et va en conclure que plus jamais il ne pourra ouvrir son cœur et faire confiance.Comme le but de l’âme à son niveau le plus élevé c’est de s’aimer et de s’accepter quelle que soit l’expérience vécue, elle va retrouver le même type de difficulté dans une incarnation suivante pour avoir une nouvelle opportunité de rencontrer, d’accueillir et de dépasser cette blessure et les jugements associés.

Lorsque l’âme fait ses choix d’incarnation, elle choisit les blessures karmiques qu’elle souhaite retrouver pour avoir une nouvelle opportunité de les transmuter.Cela signifie qu’en choisissant ces blessures elle sait qu’elle va attirer à elle de façon quasi magnétique les parents, les circonstances et les rencontres qui vont les réactiver.

Par exemple une âme qui doit se libérer d’une blessure de rejet, sera attirée par des parents dont elle se sentira rejetée, comme des parents qui souhaitent un garçon alors que c’est une fille. Plus tard elle pourra être inconsciemment attirée par des partenaires dont elle se sentira rejetée. Une âme qui a besoin de guérir une blessure d’abandon sera « magnétiquement » attirée par des parents qui l’abandonneront ou qui seront peu présents, lui donnant le sentiment qu’elle est abandonnée.

Même si ce n’est pas le cas, elle aura tendance à tout interpréter en fonction de ses blessures, c’est-à-dire que la moindre attitude ou parole un peu distante sera ressentie comme du rejet ou de l’abandon.Lorsque l’âme fait ses choix d’incarnation, elle n’est pas en contact avec ses mémoires karmiques, donc tout lui parait léger et facile.Totalement reliée à sa source divine, l’âme est confiante en ses capacités de réaliser son plan d’incarnation, de dépasser ses anciennes erreurs, d’apprendre ses leçons, de développer les qualités qu’elle a choisi de développer et d’accomplir ce qu’elle souhaite pour aider la terre.

Elle sait que l’incarnation lui offre une puissante opportunité de d’expérimentation et de croissance. C’est au cours de sa descente dans l’incarnation qu’elle retrouve progressivement toutes ses limitations, c’est-à-dire la somme de toutes ses mémoires, croyances limitatives, et blessures non résolues.Plus l’âme descend vers les plans terrestres, plus elle quitte le sentiment d’unité qui prévaut dans les plans célestes pour entrer dans la dualité .Elle retrouve l’illusion qu’elle est séparée des autres et du divin. .Elle se sent de plus en plus lourde et oublie peu à peu qui elle est dans son essence divine. Cela soulève en elle beaucoup de peurs et de doutes, notamment la peur de de ne pas réussir son « mandat d’incarnation » et de perdre l’amour qui l’habite et le contact avec la lumière divine.

Cela explique les résistances à l’incarnation qui peuvent surgir à ce moment-là.Certaines âmes ressentent au cours de cette « descente dans l’incarnation » qu’elles ne se sentent finalement pas suffisamment prête et décident de rebrousser chemin.De nombreuses fausses couches trouvent leur origine dans ce processus. Tout ce qui n’est pas accepté et guéri, va donc être reproduit par l’âme pour avoir une nouvelle opportunité de le transmuter. Les événements de notre vie vont stimuler nos blessures karmiques jusqu’à ce que nous nous en libérions. Nous attirons inévitablement ce qui est en résonnance avec notre blessure. Nous finissons ce que nous n’avons pas achevé, nous retrouvons les êtres avec lesquels une blessure est restée sans guérison et nous revivons des situations pour lesquelles nous étions restés sans solution.

Ainsi ce que nous jugeons chez nos parents, c’est ce que l’âme a choisi de venir rencontrer et guérir en nous. Cela a l’avantage de permettre une meilleure compréhension de la blessure et des prises de conscience nécessaires à notre évolution.

Quand un être s’affranchit d’une blessure karmique, il contribue à la libération de toute sa lignée familiale.

Ainsi l’âme est attirée par des parents et par une lignée familiale avec des charges et des potentiels aptes à permettre son déploiement malgré les apparences.

Votre enfant vous « choisit » donc autant pour vos qualités et vos forces que pour vos ombres et vos faiblesses. Ainsi, à défaut d’être de parfaits parents, vous serez les parents parfaits c’est à dire les plus appropriés pour votre enfant.

Cette prise de conscience peut soulager bien des peurs et des culpabilités ! Certaines âmes choisissent également des parents dont elles savent qu’elles pourront les aider à évoluer. C’est d’ailleurs de plus en plus le cas actuellement.

BHAGAVAD GITA

 Ce qui a eu lieu ,neu lieu que favorablement.

Ce qui a lieu , na lieu que favorablement.

Ce qui aura lieu naura lieu que favorablement.

 

Quas-tu perdu de ce qui tappartient?

Pourquoi pleures - tu?

 

Quas-tu apporté pour le perdre?

Quas-tu créé pour le gaspiller?

 

Ce que tu as pris ,tu las pris dici.

Ce que tu as donné, tu las donné dici.

 

Ce qui tappartient aujourdhui

Appartiendra demain à un autre.

Le lendemain ,à dautres encore.

 

Ceci est la loi du monde

Et lessence de ma création.

 

                                    La Bhagavad-Gita

 

 

"La réussite professionnelle; est-ce réussir sa vie?"

 

La difficulté de la société moderne est de considérer que la réussite matérielle, c'est à dire la satisfaction à travers le développement économique et la satisfaction des sens qu'ils procurent, constitue le projet numéro un à atteindre et toute notre société pratiquement,

 est organisée en fonction de ces buts.


Mais la société védique, celle qui devrait servir de référence, quant à elle, est scientifiquement et merveilleusement organisée de façon à simultanément pourvoir à ce désir de l'âme conditionnée; jouir de ses sens de façon régulée, tout en lui permettant en même temps d'avancer spirituellement. Et donc l'être a, à travers cette organisation sociale spirituelle de la société, la possibilité de progresser graduellement jusqu'à moksha ou la libération, et d'ainsi, à la fin de sa vie, réintégrer sa position dans le royaume spirituel de Dieu ,

son véritable chez-soi, sa véritable demeure.

Isabelle .G (inspiré d’un texte védique)

« Que lon moffre avec amour et dévotion,

une feuille,une fleur  un fruit ,de leau,

et cette offrande,je laccepterai. »

Bhagavad-Gita

 PRATIQUER LE YOGA EN GARDANT DES PENSEES POUR LES PLAISIRS MATERIELS C’EST AUSSI VAIN QUE D’ESSAYER D’ALLUMER UN FEU EN L’ARROSANT. S’IL N’EST PAS ACCOMPAGNE DE LA MAITRISE DU MENTAL, LE YOGA N’EST QU’UNE PERTE DE TEMPS. AU MIEUX ON RESSENTIRA DES BIENFAITS MATERIELS, MAIS PAS LE MOINDRE BENEFICE SPIRITUEL

Bhagavad-Gita 6-36

 Il ya bien longtemps l’homme considérait ce qui l’entourait comme sacré, les êtres vivants, la faune, la flore, les arbres, les pierres…

Ils entretenaient une relation étroite avec la Nature et y trouvait tous les principes de guérison.

 Sa clairvoyance lui permettait de communiquer par delà le monde visible.

La spiritualité se fondait dans le quotidien, non entaché de dogmes religieux.

Aujourd’hui, nous avons perdu cette conscience et nous nous égarons sur les chemins de l’ignorance, précipités dans le cercle infernal des formules expresses, de la technologie, de la facilité, de la nouveauté… Et nous souffrons, corps et âmes, à la poursuite d’un bonheur qui nous échappe.

 Naturellement, nous pouvons redonner une dimension spirituelle à notre vie, nous purifier des poisons émotionnels et des toxines accumulées, lâcher l’esprit du rationnel, se mettre en harmonie avec nous même, les autres et avec l’existence tout entière, capturer les énergies disponibles dans la nature afin d’aider notre conscience à s’élever, étendre notre champs de conscience et surtout augmenter notre taux vibratoire, en résonnance avec notre planète Terre.

 « c’est en effet par le dépassement des épreuves que tout individu se construit intérieurement. La maladie n’a de sens que si elle est comprise:  guérir ce n’est pas en supprimer les symptômes, mais  en résoudre les causes. La guérison porte sur les corps subtils dont les effets se répercutent sur le corps physique. C’est alors que l’être profond se réalise dans toute sa splendeur. Cette réalisation se dessine sur le visage et lui confère  cette merveilleuse beauté interieure qui s’installe lentement avec l’âge. »

 La Terre en raison de l’activité solaire et stellaire, ainsi que de la pollution humaine, perd de jour en jour son champs magnétique.

Et parallèlement, le taux vibratoire de la Terre , « véritable battement de cœur», augmente considérablement.

D’où ces maladies du 3 ème millénaire, d’où le « pétage de plombs » de bon nombre de personnes…

 A ce jour, je vous propose de vous aider à retrouver ou préserver votre équilibre, en vous accompagnant sur un petit bout de chemin, grâce à ces deux sagesses millénaires : le YOGA et L’AYURVEDA.

Isabelle.G

Empreinte du  pied de KRSNA (Vrindavan)

  L'oublie est un trouble dévastateur.

Nous, les humains contemporains, avons oublié nos racines, nous avons oublié nos dieux, et nous sommes maintenant occupés à essayer d'oublier notre sens moral.

Nous nous sentons plus libres et moins soumis à la contrainte au fur et à mesure que nous oublions, inconscients que chaque trou de mémoire qui s'accumule nous éloigne de plus en plus de notre véritable identité. Nous nous construisons de fausses personnalités issus du vernis de nos dépendances aux plaisir sensoriels, définissant la liberté comme une satisfaction sans limite, oubliant que toute individualité est conditionné.

Coupés de toute communication avec notre mère intérieure, nous nous retrouvons sevrés de notre source de compassion jusqu'à en oublier l'empathie envers les autres créatures vivantes...

Robert SVOBODA

Les femmes doivent développer leur qualité de mère universelle

mais aussi leur qualité masculine,

plus une femme s'identifie à sa nature intérieure de mère, plus elle s'éveille à cette shakti ou pure énergie.
L'amour maternel n'est pas le privilège des femmes qui enfantent, c'est une qualité inhérente à l'homme aussi bien qu'a la femme, c'est un état d'esprit,

la qualité primordiale d'une mère est l'amour,

cet amour est la respiration même de la vie

Amma

Pour donner, il faut avoir,

et pour avoir, il faut « ETRE ».

 

LE DESIR

 

«  dans le cœur Humain, pousse un arbre merveilleux, appelé désir. Il est né de la graine appelée erreur. La colère et l’orgueil constituent son gros tronc. Le désir D’action est le bassin d’irrigation à son pied. L’ignorance est la racine de cet arbre, et l’inattention est l’eau qui le nourrit. L’envie constitue ses feuilles. Les mauvaises actions des vies passées sont sa force vitale. Le manque de jugement et l’anxiété sont ses petites branches, le chagrin forme ses grosses branches, et la peur est sa pousse. La soif de plaisir forme les plantes grimpantes qui s’attachent à lui.les gens avides,attachés par des chaînes de fer,lui rendent hommage, espérant obtenir ses fruits. Ceux qui rejettent ces chaînes et abattent cet arbre,se libèrent du chagrin et de la joie,et parviennent à réaliser la fin de ceux-ci. Les incensés qui nourrissent cet arbre, en cédant à leurs sens, sont détruits par ces plaisirs mêmes, comme les patients qui consomment un médicament toxique. La personne habile arrache et coupe la racine profonde de l’arbre avec l’épée de la sagesse.»

Mahâbhârata

 

 Traitez les gens comme ce qu’ils pourraient être et vous les aiderez à devenir ce qu’ils sont capables d’être. 

Goethe

CITATIONS

 

 « Le yoga a un message complet pour l’humanité. Il a un message pour le corps, un message pour l’esprit, et aussi un message pour l’âme humaine »

(S.Kuvalayananda)

 

Pratiquer le yoga en gardant des pensées pour les plaisirs matériels,c’est aussi vain que d’essayer d’allumer un feu en l’arrosant.

S’il n’est pas accompagné de la maitrise du mental, le Yoga n’est qu’une perte de temps.

Au mieux on ressentira des bienfaits matériels mais pas le moindre bénéfice spirituel

BHAGAVAD-GITA 6-36

 

"La santé est la richesse, 
la paix du mental est le bonheur, 
le Yoga montre la voie." 

Swami Vishnudevananda

 

"Donne avec foi, jamais sans foi. 
Donne avec dignité. 
Donne avec humilité. 
Donne avec joie. 
Donne en comprenant 
les effets de ton présent." 

Taittiriya Upanishad

 

« Mon corps est mon temple, 
les asanas sont mes prières. » 

BKS.Iyengar


«Prends soin de ton corps 
pour que ton âme 
ait envie d’y rester» 

Proverbe Indien


“Si vous fermez la porte à toutes les erreurs, 
la vérité restera dehors.”

Rabindranath Tagor


« Vis comme si tu devais mourir demain. 
Apprends comme si tu devais vivre toujours » 

Gandhi


« Chacun a raison de son propre point de vue, 
mais il n’est pas impossible que tout le monde ait tort. »

Gandhi


« Soyez le changement 
que vous voulez voir 
dans le monde »

Mahatma Gandhi


“Notre corps est la barque 
qui nous portera jusqu'à l'autre rive 
de l'océan de la vie.
Il faut en prendre soin.” 

Swami Vivekananda


"Pareil à la noix de coco enveloppée de fibres épaisses, le mental est toujours recouvert 
de pensées et d'impressions multiples. 
Le yoga aide à écarter les fibres profondes 
et à briser la coque de l'égo, afin de pouvoir recueillir l'amande pure et lumineuse du cœur." 

Shri Mahesh


« Le souffle pénètre et juste avant qu’il sorte, il y a un éclair de joie pure. La vie se renouvelle. Réalise cela. 
Quand le souffle est relâché et qu’il ressort, il y a une pulsation au moment où il s’apprête à pénétrer à nouveau. En cet instant précis, tu es vide. Accueille ce vide comme la source de toute potentialité. » 

The radiance sutras, texte tantrique


"Personne ne peut nous enseigner 
la paix des profondeurs 
si nous ne nous mettons pas en état 
d'aller à sa rencontre." 

Micheline Flak


“Si vous fermez la porte à toutes les erreurs, 
la vérité restera dehors.” 

Rabindranath Tagor


“Sortir des limites de notre sensibilité et de notre vision mentale, 
et atteindre à une liberté plus vaste, 
telle est la signification de l'immortalité.”

Rabindranath Tagor


“L’homme idéal est celui qui, 
au milieu de l’activité la plus intense,
sait trouver le silence et la solitude du desert.

Cet homme là s’est approprié le secret de la maitrise de soi”

DES LECTURES DE SAGESSE

Ci-dessous quelques chefs d‘œuvres que je vous conseille de lire:

 LA BHAGAVAD GÎTA, LA SRI ISOPANISAD, QUESTIONS PARFAITES REPONSES PARFAITES, LE LIVRE DE KRSNA, A LA RECHERCHE DU BUT ULTIME DE L’EXISTENCE, PRABHUPADA, CULTIVER LA PLANTE DE L’AMOUR, KAIVALYA UPANISHAD la solitude comblée, L’UPADESAMRTA, REVENIR, LA PERFECTION DU YOGA, GÎTA GOVINDA, LE RAMAYANA, SRIMAD BHAGAVATAM...

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